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Une attaque frontale contre les retraites par répartition
Que ce soit l’UMP, le PS ou les Verts, tous s’accordent pour dire que l’allongement de la durée de vie doit être suivi d’un allongement de la durée de cotisation aux retraites. Ils ne discutent que de la forme que doit prendre cet allongement. Or, qu’on choisisse d’allonger la durée de cotisation ou de retarder l’âge du départ, les conséquences seront les mêmes. Beaucoup de salarié-e-s, en particulier les femmes, n’arrivent déjà pas à cotiser 40 ans et doivent partir tard ou avec une retraite incomplète. Ce système se généraliserait avec l’allongement de la durée de cotisation et à terme, seule une partie des salarié-e-s pourront compléter leur retraite avec des fonds de pension privés. L’allongement de la durée de cotisation constitue donc bel et bien une remise en cause du système par répartition.
Relevons la tête
Pourtant, d’autres solutions sont possibles. Il y a aujourd’hui bien plus de richesses qu’au moment de la création des retraites en 1947. Le vrai problème qu’aucun politicard n’aborde, c’est la répartition de ces richesses. On pourrait très bien aujourd’hui réduire le temps de travail, réduire la durée de cotisation et augmenter les salaires et les retraites.
Mais pour cela, il faut s’attaquer aux revenus du capital.
Le patronat et le gouvernement n’hésitent pas, eux, à s’attaquer aux revenus du travail. Alors qu’ils sont pleinement responsables de la crise, ils font le choix de la faire payer aux classes populaires. La situation est déjà très difficile pour les travailleuses et les travailleurs : les licenciements, les restructurations multiples dans le public comme dans le privé, l’augmentation de la précarité causent une souffrance au travail de plus en plus grande. Pourtant, ça n’empêche pas patronat et gouvernement d’exiger que nous bossions plus longtemps pour eux. La situation est la même partout dans le monde. En Grèce, ils n’hésitent plus à diminuer les retraites et les salaires et à virer des fonctionnaires. C’est ce qui nous attend si nous ne relevons pas la tête pour dire stop, pour faire cracher le capital, pour imposer une autre répartition des richesses et une autre organisation de la société.
Notre arme, c’est la grève
Partout dans le pays, des collectifs contre la réforme des retraites s’organisent, à l’image des collectifs contre la constitution européenne en 2005 ou des collectifs contre la privatisation de la Poste à l’automne dernier. Ces collectifs sont utiles pour mobiliser dans les quartiers et mener la bataille idéologique. Mais pour faire reculer le gouvernement, la construction d’une grève interprofessionnelle reconductible sera incontournable.
Cela peut sembler un peu illusoire. Ca ne l’est pas. Les seules véritables illusions, c’est de s’imaginer que les directions syndicales appelleront à la grève générale, que le PS va s’engager dans la bataille ou que le projet de loi qui sortira en juillet prochain sera allégé par rapport aux annonces actuelles. C’est bel et bien à nous de construire ce mouvement dans les entreprises, en regroupant dès maintenant les syndicalistes prêts à se battre contre la réforme et en mettant largement en débat la question de la grève générale, entre organisations syndicales et avec tous les salarié-e-s.
Une victoire d’ampleur changerait complètement la donne après la série de défaites que nous avons encaissées ces dernières années. Si nous gagnons, cela montrerait que l’action collective a un sens, que la redistribution des richesses est possible, qu’il ne faut pas se résigner.
Alors que le monde du travail est traversé par des vagues de licenciements, de privatisations et de délocalisations, le gouvernement nous incite à nous « serrer la ceinture », notamment en remettant en cause nos retraites. Il est grand temps d’inverser la vapeur en engageant le combat avec le patronat et la droite.
Que ce soit l’UMP, le PS ou les Verts, tous s’accordent pour dire que l’allongement de la durée de vie doit être suivi d’un allongement de la durée de cotisation aux retraites. Ils ne discutent que de la forme que doit prendre cet allongement. Or, qu’on choisisse d’allonger la durée de cotisation ou de retarder l’âge du départ, les conséquences seront les mêmes. Beaucoup de salarié-e-s, en particulier les femmes, n’arrivent déjà pas à cotiser 40 ans et doivent partir tard ou avec une retraite incomplète. Ce système se généraliserait avec l’allongement de la durée de cotisation et à terme, seule une partie des salarié-e-s pourront complèter leur retraite avec des fonds de pension privés. L’allongement de la durée de cotisation constitue donc bel et bien une remise en cause du système par répartition.
Pourtant, d’autres solutions sont possibles. Il y a aujourd’hui bien plus de richesses qu’au moment de la création des retraites en 1947. Le vrai problème qu’aucun politicard n’aborde, c’est la répartition de ces richesses. On pourrait très bien aujourd’hui réduire le temps de travail, réduire la durée de cotisation et augmenter les salaires et les retraites. Mais pour cela, il faut s’attaquer aux revenus du capital.
Le patronat et le gouvernement n’hésitent pas, eux, à s’attaquer aux revenus du travail. Alors qu’ils sont pleinement responsables de la crise, ils font le choix de la faire payer aux classes populaires. La situation est déjà très difficile pour les travailleuses et les travailleurs : les licenciements, les restructurations multiples dans le public comme dans le privé, l’augmentation de la précarité causent une souffrance au travail de plus en plus grande. Pourtant, ça n’empêche pas patronat et gouvernement d’exiger que nous bossions plus longtemps pour eux. La situation est la même partout dans le monde. En Grèce, ils n’hésitent plus à diminuer les retraites et les salaires et à virer des fonctionnaires. C’est ce qui nous attend si nous ne relevons pas la tête pour dire stop, pour faire cracher le capital, pour imposer une autre répartition des richesses et une autre organisation de la société.
Pour organiser la mobilisation, nous savons sur qui compter ou pas. Le PS et ses sous-fifres ont déjà capitulé. La CFDT est pour une réforme allégée, comme en 2003. La direction de la CGT refuse d’envisager une intersyndicale sans la CFDT, donc refuse une intersyndicale qui se batte contre la réforme.
Il est vain d’attendre que les directions syndicales engagent une véritable mobilisation. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour engager cette lutte. Nous sommes nombreux-ses à ne pas nous résigner, alors regroupons-nous ! Dès maintenant, il faut rassembler des intersyndicales de lutte et des assemblées générales dans chaque entreprise, des comités de défense des retraites dans chaque quartier pour organiser la riposte.
Les élections régionales ont montré que le gouvernement était affaibli et n’a plus le soutien qu’il avait en 2005. Nous pouvons le faire reculer. Et une victoire d’ampleur changerait complètement
la donne après la série de défaites que nous avons encaissées ces dernières années. Si nous gagnons, cela montrerait que l’action collective a un sens, que la redistribution des richesses est
possible, qu’il ne faut pas se résigner.
le tract en pdf :
On ne compte plus les attaques ou projets d’attaques contre le service public et ses salarié-e-s : suppressions de postes, attaques contre les statuts (RGPP, loi de mobilité), restructurations ( RéATE), etc. Toutes ces attaques participent d’un projet de société capitaliste indifférent aux besoins de la population.
Sarkozy veut toujours moins de services publics pour financer les cadeaux fiscaux aux patrons et pour éponger les dettes des banques. Mais il a aussi pour but de substituer les entreprises privées aux services publics et d’offrir aux patrons de nouveaux et juteux marchés. Il s’agit aussi de tout faire fonctionner sur le modèle de l’entreprise capitaliste : casser les droits et statuts assimilés à des « rigidités » et introduire de plus en plus de précarité pour disposer d’une main-d’œuvre corvéable à merci.
Le gouvernement cherche à asphyxier l’école publique : plus de 40000 postes supprimés ces deux dernières années, financement accru du privé et multiplication par deux des recrutement de l’enseignement privé ! La réforme du lycée vise à faire travailler toujours plus les personnels, en officialisant la concurrence de tous contre tous, l’autoritarisme des chefs d’établissements-managers, et les inégalités entre lycées. La mastérisation vise la fin de toute formation professionnelle pour les enseignant-e-s et la disparition à terme des profs fonctionnaires au profit du « tous précaires ». Il en va de même pour la loi d’autonomie des universités. Le gouvernement veut casser l’école publique et ce qu’elle peut (imparfaitement) avoir d’égalitaire et d’émancipateur, pour en faire une simple entreprise, et pour faire du savoir une simple marchandise.
Cette politique est très contestée, mais dans l’éparpillement. Beaucoup de secteurs se sont mobilisés ces derniers mois dans le public (poste, culture, territoriaux, hospitaliers, éducation …) comme dans le privé (industrie, dockers, grèves de sans-papiers). Ce qui manque c’est un véritable mouvement de confrontation, inscrit dans la durée. Un mouvement dont la colonne vertébrale ne pourrait être qu’une grève reconductible. C’est en nous organisant sur notre lieu de travail et en agissant tous ensemble, en nous fédérant, en associant partout les usager-e-s dans les quartiers, que nous ferons bouger les choses. Les centrales syndicales n’ont pas montré leur volonté d’organiser une telle épreuve de force. De ces directions confédérales qui ne font qu’entériner les régressions nous n’avons rien à attendre. L’unité syndicale du 21 janvier, restreinte aux syndicats plus « combatifs », peut cependant entraîner des salarié-e-s dans l’action et être un atout pour la suite.
Les journées de janvier et mars 2009 ont rassemblé des millions de salariés du public et du privé. Il y a en ce moment même une combativité très forte dans certains endroits. Il y a donc toujours de la matière pour construire un mouvement d’ensemble. Militant-e-s communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires, nous pensons qu’il faut s’attaquer directement à la domination du capital, c’est-à-dire à la propriété privée des moyens de production, en ayant comme boussole l’autogestion communiste de l’outil de production et de la société par celles et ceux qui produisent les richesses : les travailleuses et travailleurs !